A Colombier, l’équipe genevoise est tombée sur un os. Battue 3-1, elle court toujours après son premier succès.
En ce début de saison, Chênois se donne de la peine mais il éprouve toutes les peines du monde à gagner. C’est si vrai qu’il vient de subir une troisième défaite d’affilée en s’inclinant samedi à Colombier (3-1). C’est d’autant plus regrettable qu’il a galvaudé quatre balles de set dans la manche initiale et que l’équipe neuchâteloise a terminé la partie sans son top-scorer, le prolifique David Boon, gravement blessé à une cheville en début de troisième set alors qu’il avait déjà inscrit 22 points. L’occasion aurait dû faire le larron, le voilà marron et largué au classement !
Ce manque de réalisme, l’équipe de Fabien Roy l’avait déjà payé cher une semaine auparavant face à Jona. Mécontent, le coach français avait dérogé à ses principes en sermonnant ses joueurs dès la fin du match. Puis, durant la semaine, il les avait mis garde. Interrogé alors qu’il étudiait le jeu de son prochain adversaire, il confiait : « attention, jouer à Colombier, c’est un piège ». Un traquenard dans lequel Chênois est tombé, inexorablement.
Aux Mûriers, dans cette salle exigüe comme une cabine téléphonique, l’équipe genevoise n’a jamais vraiment pu prendre le large, ou sinon momentanément, le temps que Colombier retrouve ses esprits après la sortie malheureuse de son pointu. Pire, elle a fini par y perdre le fil de son jeu, bousculée par un adversaire sans complexe et sans guère de faiblesses, époustouflant en bloc-défense, très homogène autour de son passeur canadien, Gabriel Chancy, et doté d’une remarquable force de caractère. Du cœur, il en fallait pour arracher le premier set, surtout à 21-24, et pour tenir le coup sans son immense attaquant en bout de filet.
Des limites et un espoir
Déjà tombeur de Schönenwerd et résistant farouche contre Amriswil, Colombier a confirmé qu’il s’était débarrassé de son costume de sans-grade pour prétendre à un rôle plus en vue dans ce championnat aux cartes rebrassées et mieux réparties. Chênois en a fait la cruelle expérience et, face à cette solide opposition, comme devant un miroir, il a dévoilé et découvert ses limites actuelles. Celles d’une équipe qui se cherche encore une identité et des automatismes. Celles de joueurs encore en rodage. Samedi, personne n’a réussi à sauver les meubles, pas même Luca Cardona, souvent malmené par le bloc adverse.
C’est même en baissant les bras et la tête que Jovan Djokic et ses coéquipiers ont lâché l’affaire à l’issue d’un quatrième set désenchanteur. Il leur faudra, c’est certain, plus de caractère et de répondant samedi prochain à Sous-Moulin (18 h) pour réagir et espérer enfin décoller. Ce sera contre Näfels, une autre équipe à la peine. Une aubaine et un piège.
Colombier – Chênois 3-1
Sets : 27-25, 25-23, 20-25, 25-19
Salle des Mûriers
Arbitres : Jorge Bastante et François Troyon
Colombier : Chancy (3 points), Maulat (10), Montavon (11), Boon (22), Zerika (7), Broch (13; Luong. Minchev (4), Schnidrig, Paratte, Rawyler (2), Borello.
Chênois : Mora (2), Kovacevic (7), Djokic (9), Cardona (25), Castelnau (7), Piwowarczyk (8) ; Favre. Douib (4), Geneux (1), Nasibullin.
Résultats et classement
3e journée
- Amriswil – Lausanne UC 3-1
- Näfels – Jona 0-3
- Colombier – Chênois 3-1
- Schönenwerd – St-Gall 3-0
Classement
1. Amriswil 9 points
2. Jona 8
3. Lausanne UC, Colombier et Schönenwerd 5
6. Näfels 3
7. Chênois 1
8. St-Gall 0
Prochaine journée
Vendredi 6 novembre
- 20 h : Jona – Schönenwerd
Samedi 7 novembre
- 17 h 30 : Lausanne UC – Colombier
- 18 h : Chênois – Näfels, St-Gall – Amriswil






